Maxime Gautier photographe bordelais photos shooting

Et s’il fallait concevoir la photographie comme une recette ? Il y a les ingrédients bien sûr, et le matériel qu’on imagine indispensable.

Mais il y a aussi la passion du cuisinier, et cette touche bien particulière qu’il ajoute à sa recette pour lui donner ce goût qui fait la différence. C’est l’esprit qui ressort des photographies de Maxime Gautier. Et ça tombe bien : le photographe bordelais a aussi exercé ses talents en cuisine pendant près de 10 ans.

Autodidacte, il peut tirer de la fierté de son parcours. D’abord devant les fourneaux : en Italie ou à Paris où il  travaille avec de grands chefs. Le métier, avec ses cadres et ses impératifs, a de l’impact… et aussi sur le rythme de vie. « C’est même usant », sourit Maxime. À 30 ans, il passe un autre cap : celui de rejoindre le service photographique du journal Paris Match. Autres compositions, autres recettes… il est en charge de sélectionner les photographies qui accompagnent les reportages. Celles qui vont tout dire et tout raconter en un seul coup d’œil, celles qui dégagent une émotion et qui racontent une histoire. « Pendant 7 ans, j’ai appris l’esprit Match », se souvient-il. De la rigueur encore, et un appétit pour l’image qui continue à se développer. Jusqu’à une nouvelle étape : se lancer seul en tant que photographe freelance.

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Figer l’atmosphère de la cuisine

« J’ai pris mon envol », raconte le photographe bordelais. Le terme est le bon : c’est là qu’il déploie ses ailes. Côté technique, l’apprentissage se fait seul, au fil de rencontres, de tutoriels, d’erreurs sans doute, de découvertes aussi. L’une d’elles ? Une nouvelle recette : le mélange des deux passions, la cuisine et la photographie. « Mon rêve était de faire des photos culinaires. Mais pas des photos de plats avec des flashs, plutôt de véritables reportages culinaires ». Comme un « Ratatouille », évoque-t-il. « J’ai encore les gestes de la cuisine, je sais où me placer. Comme au rugby où un néophyte se fait plaquer s’il est sur le chemin, il faut pouvoir se placer au bon endroit ». Ne pas gêner, capter les bons gestes, offrir « un reportage dans le vrai ». Figer l’atmosphère de la cuisine, celle qui est pourtant difficile à saisir. À l’image d’un reportage sur Philippe Etchebest, les chefs semblent prêts à bondir dans la seconde suivante, à la fois immobiles dans l’instant et riches en expressions.

 

 

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« Kitchen Stories », chefs des temps modernes

reportage culinaire photo Le 1925 Quinconces restaurant photographe bordelaisUn reportage en Thaïlande lui offre un autre déclic. « Dans la cuisine, il n’y a pas que les grands chefs et pourtant, c’est la même passion pour tout le monde ». Les chefs qui exercent leurs talents dans la « street food » thaïlandaise par exemple. Pour mettre en valeur cette passion commune et ces moments, Maxime se lance dans un nouveau projet : préparer un livre commun pour 35 ou 40 chefs, des « chefs des temps modernes » photographiés le temps de « Kitchen stories ». Autant d’histoire de cuisine et de cuisines, qu’il cherche désormais à éditer.

Certaines de ses photos attirent l’œil de ses pairs, et notamment Polka Magazine. Maxime Gautier publie six pages de photographies dans le magazine français de référence, le temps d’un reportage sur une église orthodoxe. « C’est comme un César », souffle-t-il. On le sent modeste, et pourtant c’est bien d’une consécration qu’il s’agit. « Je suis un photographe de rue, rappelle-t-il. Avant de résumer très simplement son parcours : « je travaille avec mes passions, et avec tout ce que j’en ai appris. »

Retrouvez le travail de qualité du photographe bordelais ici : www.maximegautier.com

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Maxime Gautier, le chef photographe bordelais